Affichage des articles dont le libellé est m3t. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est m3t. Afficher tous les articles

jeudi 15 novembre 2012

mardi 25 septembre 2012

Quick Review (7) : Tuo Cha 7 de 1978 (m3t)






Encore un morceau de vieux puerh offert généreusement par un ami. Je ne saurais assez l'en remercier. C'est un très vieux thé, peut-être le plus vieux que j'ai eu le plaisir de boire, presque aussi vieux que moi...








Les feuilles sèches ont à la fois des odeurs de sous-bois et un côté plus iodé, entre champignons et fruits de mer. Cela peut paraître bizarre à lire, mais c'est ce que je sens, et c'est loin d'être désagréable.

Dans la théière chaude, les impressions sont plus végétales : ça sent très bon. Rincées, les feuilles ont toujours un bouquet très classe, plus sucré, avec une certaine fraîcheur végétale.








La première infusion est d'une opacité totale. Un expresso italien. En bouche, c'est très rond. Un shu cha j'imagine. Également, ma petite théière taiwanaise va arrondir légèrement les aspects les plus abruptes d'un thé, sans trop changer sa palette de saveurs. Je l'utilise exclusivement sur les vieux puerh, ce qui est assez rare au bout du compte. Son rendu est très classe avec cette famille de thé. Cela dit, un puerh jeune sera mieux en zhong selon moi, mais passées quelques années, un puerh entre deux âges a toujours eu un rendu intéressant avec cette théière. Un bien bel objet, pas donné, mais dont je ne regrette pas l'achat.








À la dégustation, ce thé est moins complexe que les arômes que dégageaient ses feuilles sèches. C'est bon, c'est rond, très agréable à boire. Les saveurs qu'il dégage sont vraiment incroyables : champignon, terre, poussière, avec quelque chose de fruité/fleuri difficile à cerner en une seule dégustation (fleur d'oranger ? vanille ?) La longueur n'est pas très riche en saveurs mais reste le sucre de ce thé et une pointe d'astringence. Un thé de bouche.








Il est très endurant et m'a ainsi livré de nombreuses infusions. J'ai d'ailleurs préféré la seconde partie de la dégustation, comme souvent avec les vieux puerh. On peut le pousser assez loin, il répond toujours bien. Mention spéciale aux dernières infusions d'une nuit, ou plus : un grand moment de bouche.




Pendant ce temps-là, sur la table la salle à manger, s'aère un...



Je ne bois quasiment pas de shu cha, ni de vieux puerh, donc je n'ai pas trop de bases de comparaison. Cela dit, on sent que ce thé n'est pas très récent quand on le boit. Il a perdu toute trace excessive d'humidité pour n'en retenir que la rondeur. Il offre une bouche somptueuse, notamment grâce à ses saveurs si originales. En contrepartie, celles-ci se retirent assez vite une fois la liqueur avalée. Mais j'imagine qu'il ne faut pas trop en demander à un shu cha, en tout cas pas autant qu'un puerh cru dans ce domaine.

Encore un immense merci pour ce morceau d'histoire.

À bientôt !





dimanche 26 août 2012

Quick Review (3) : Brique n°10 (m3t)






Le lecteur qui lit régulièrement ce blog se sera rendu compte que je ne parle peu/pas de cette maison de thé située place Monge à Paris. Et pourtant, je me suis récemment rendu compte que mon (seul) très vieil article sur cette maison générait une grande partie des visites de ce blog. Quelle ironie du sort... car je n'ai pas grand chose à dire à propos de cette maison, tout du moins rien de très positif, si ce n'est la gentillesse du personnel d'accueil et, ne soyons pas ingrat non plus, la qualité de certains de leurs thés notamment de certains de leurs oolong en provenance de Taïwan, comme la maîtresse des lieux...

Cela dit, je ne souhaite absolument pas ouvrir de débat sur ce lieu qui a déjà généré des litres d'encre virtuelle (qui a dit "pas de fumée sans feu ?"), mais parler de la dégustation d'un échantillon de ce puerh, cuit, de 1983 si l'on en croit le vendeur, dont il fut déjà question ici (Vacuithé), ici (Puerh & Yixing) et enfin ici (la Galette de Thé). Cet échantillon me fut gentiment offert par lionel, mon ami du blog Émotions de Thé, nouvellement appelé Mon Senchado pour des raisons que ses lecteurs connaîtront. À ce propos, je vous conseille le feuilleton de l'été qui parle de son parcours (premier article ici) des plus intéressants. Rappelons que lionel est le plus "ancien" blogger de thé en activité. Nous avons tous quelque chose à apprendre de son parcours.








Bref, 8g de cette brique que je ne saurais diviser, donc qui atterrirent dans mon plus beau zhong dans un premier temps, avant de finir en théière au bout de quelques infusions 3-4 infusions.

Au nez, c'est très prometteur. Élégant, surtout pour un shu cha, famille qui doit receler les pires thés qui soient ou pas loin. Notes champêtres, champignons, noisette, de confiserie également. Un rinçage de 30 secondes et hop, on est parti pour une première infusion d'une dizaine de secondes pour commencer et histoire de bien finir de déliter ce morceau. Ce sera finalement trop court pour avoir quelque chose d'intéressant, malgré le dosage, mais bref.








Alors, rapidement. Ce thé est très fragrant, les feuilles sentent divinement bon, mélange de sous-bois et de vieux meubles cirés. On ferait ça en parfum d'intérieur, j'en achèterais sans hésiter ! 

En bouche, c'est très agréable, très rond même en zhong. Les saveurs sont fidèles aux arômes. Ce n'est pas éclatant en bouche, plutôt dans la finesse, et très agréable. Par contre, niveau longueur, c'est un peu la bérézina. Peu de choses restent en bouche après la liqueur avalée. Il y a une certaine fraîcheur, des traces, peut-être des réminiscences de ce que ce thé a été un jour, mais en l'instant, force est de constater qu'il n'y a rien d'extravagant à ce niveau là.








Je transvase tout ça dans ma meilleure théière, ayant en tête de petites voix qui me disent que "le zhong c'est pas bien pour les vieux puerh", et j'en passe et des meilleures. Je m'arme de ma meilleure zhuni, Miss Pilier de Jade, qui infuse pas mal de puerh ces temps-ci. J'infuse une bonne minute histoire d'en avoir plein les papilles.

Pas de miracle malheureusement. Aussi agréable qu'il soit en bouche, une fois ce thé avalé, il ne reste qu'une légère astringence et une petite présence sucrée, mais les saveurs boisées elles font à peine trois petits tours avant de presque complètement s'en aller.









Quels sont les critères pour évaluer un bon thé ? Voici ma réponse : parfums, saveurs en bouche, texture, longueur en bouche, aftertaste, longévité et Qi.

Je suis personnellement plus sensible à la longueur en bouche et à l'aftertaste. D'où une petite déception par rapport à ce thé. Il est clair qu'il aurait été extraordinaire s'il avait en plus été long, voire un peu plus riche en bouche. Mais ce n'est pas un vieux puerh cru non plus, il ne faut peut-être pas trop lui en demander. Pour un shu cha, il est déjà extraordinaire, avec des parfums envoûtants et une palette de saveurs très propres, très classieuse. Bon, la brique de 250g coûtait quand même la bagatelle de 103€ en 2004, ce qui fait cher pour un shu cha. Mais chacun fait ce qu'il veut de son porte-feuille.

J'ai tout de même passé un bon moment avec ce thé, surtout qu'il m'a été offert de bon coeur par un ami. Encore mille mercis lionel ! Les dernières infusions, de plusieurs heures, voire jours, ont été particulièrement exquises.


À bientôt !