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mardi 24 avril 2012

Nihon Ryōri (cuisine japonaise)


 ( Beppu : Dango-jiru )



 ( Karatsu : Ika sashimi )



( Kumamoto : Karashirenkon )



( Nagasaki : Champon & Gyoza ) 








( Somewhere outside Tottori : tempura...)







( Miso...)



 ( Tottori : festin dans un Izakaya )

















 ( Tottori : l'un des meilleurs repas de ma vie : un kaiseki de haut vol... )



























( en haut à droite, l'un des meilleurs trucs que j'ai mangé de ma vie : 
une sorte de foie gras fait avec du foie de poisson... )

























( la Bible : bientôt adapté au cinéma et à la tv... )


Merci à mes compagnons de voyage pour les photos et le fait d'être toujours partant pour se faire une bonne bouffe ! Merci aussi à Hidehisa pour ces incroyables festins et dégustations de nihonshu et de shochu.


À bientôt !


vendredi 8 janvier 2010

Peut-on faire totalement confiance à ses sens ?





Le 1er Janvier, un ami m'a montré un "jeu" très intéressant. Il s'agit du Nez du Vin, un coffret, ici dans sa taille maximale, composé de 50 petites fioles, chacune d'entre elles renfermant un parfum des notes les plus rencontrées dans le vin.








Évidemment, un petit amateur de thé en herbe comme moi a trouvé ceci très intéressant. On s'est mis à une petite dizaine autour de la table à se passer les fioles numérotées une par une, à émettre chacun son tour notre avis et à vérifier à la fin qui avait raison, et ce jusqu'à saturation de nos odorats respectifs (une dizaine de fioles.)


Ce que je retiens de cette petite séance est assez incroyable. Déjà, le discernement des parfums est un exercice difficile. Dans le thé, c'est encore plus ardu car on cherche en général à comparer les parfums et les arômes à des choses connues. Mais en fait, c'est du thé et ça ne fait que ressembler à d'autres choses. Personnellement, je ne m'amuse pas à chercher ce genre de ressemblance, sauf quand ça me saute au nez.

Ici, ce sont véritablement des essences de fleurs, fruits, etc qui sont utilisées. La frustration est donc encore plus grande.


Mais ce qui nous a tous frappé a été l'influence des avis des autres personnes. L'exemple le plus frappant a été une fois où la première personne à déboucher la fiole a dit rapidement : "Pas de doute, ça sent le cachou Lajaunie à plein nez, c'est du réglisse !" On s'est alors tous passé l'échantillon en acquiesçant sans broncher, tous persuadés qu'il s'agissait bien de ça. Et bien non ! C'était de la noix ! Et quand nous avons tous ressenti les uns après les autres, eh bien adieu le cachou c'était de la noix à plein nez. Plus aucun doute !








On s'est donc aperçu rapidement que quand quelqu'un disait quelque chose avant qu'on se soit fait sa propre opinion, il était extrêmement dur d'en faire fi et d'être totalement objectif, même en se forçant. C'est un peu comme quand on cherche une chanson mais qu'on en a une autre dans la tête et que ça crée un blocage. En tout cas, même si c'est assez facile à imaginer, c'est assez impressionnant à vivre comme expérience.

J'y pense car je lis des fois sur les commentaires de tel ou tel blog : "ah oui tiens, maintenant que tu le dis, je n'avais jamais remarqué cette touche de XX." Sans vouloir me la jouer présentateur de la quatrième dimension, je ne peux que m'interroger, un sourcil relevé : "Y avait-il réellement une telle touche dans ce thé ?"








Et là, en extrapolant, je pense au syndrome du thé qui semble bon chez le marchand, quand il est à côté, à nous en vanter les mérites, mais qui force un air dubitatif quand on le regoûte chez soi, même si on ne (se) l'avoue pas.

Enfin, je m'interroge sur l'influence de quelqu'un qui lirait/entendrait que tel produit est bon/pas bon et de l'impact que cela peut avoir, même en partie, sur ses propres perceptions...

Comme le disait lionel, se mettre à nu face à un thé... un sacerdoce noble, mais un exercice ô combien difficile...


A bientôt.


PS : J'ai mis la photo de l'affiche du film The Taste of Tea, film japonais complètement déjanté qui n'a rien à voir avec le thé, mais que je vous conseille néanmoins vivement !!


PPS : Nouveau teablog : http://lazythe.blogspot.com/ Ce n'est que le début mais j'aime beaucoup le style.

Et encore un autre découvert ce soir : http://levideetleplein.blogspot.com/ Après l'arrêt de pas mal de teablogs ces derniers mois, en voir fleurir tant de nouveaux est une véritable joie.




samedi 31 octobre 2009

Departures







Je n'aime pas le rituel qui entoure la mort dans notre société majoritairement héritière de la tradition chrétienne. Vous me direz, qui peut bien aimer cela ? Certes... Mais cela dit je ne vois pas l'intérêt d'en faire une chose aussi triste. Parfois on a l'impression que toutes ces "étapes" sont uniquement là pour remuer le couteau dans la plaie. "Soyez triste car il n'y a que Dieu qui peut vous sauver" ai-je des fois l'impression d'entendre...

Certaines cultures traitent la mort différemment, avec plus de respect et de simplicité. De façon plus belle aussi, à mes yeux.

Rendre un tel rituel "beau" tout en restant émouvant est le défi de ce film japonais de Yôjirô Yakita intitulé Departures (Okuribito) de 2008. Et la moindre des choses est de dire qu'il s'en sort avec brio (avec qui ?)






Ce film rassemble beaucoup d'atouts du cinéma nippon que j'aime. Déjà, il prend son temps pour raconter son histoire, mais sans qu'on sente trop de longueur. Il ne faudra pas moins de 130 minutes pour nous livrer une image très originale pour nous occidentaux de ce rite de préparation funéraire.







Ici, on est loin de Six Feet Under, mais ce film a tout de même réussi à me faire rire, en employant un humour fin et parfois osé, à m'émouvoir des fois jusqu'aux larmes, le tout d'une façon très naturelle. Au passage, ce sont quand même quelques points communs avec l'ovni télévisuel cité plus haut.






On pourra lire dans la critique cinématographique, comme toujours ô combien désastreuse, que ce film n'est qu'un opus de plus sur le sujet de la mort qui tire des larmes en jouant des violons (ici du violoncelle.) Mais j'ai personnellement trouvé ce film fin et maitrisé, très intime, rien avoir avec les machines à mouchoirs pré-calibrées et inefficaces au possible tellement les cordes sont grosses. Ici, on se fiche bien de savoir si on peut voir les rouages, on est dans le film qui n'est pas fait pour être efficace mais simple.






Je n'en dirais pas plus, j'espère juste avoir attiré un peu de curiosité autour de ce film qui n'est certes pas à ranger en haut de l'étagère mais qui tient fort bien compagnie durant deux heures que je n'ai personnellement pas l'impression d'avoir perdues. Et c'est de plus en plus rare malheureusement...

A bientôt !