lundi 19 novembre 2012

Quick Review (9) : Du Shu #0 (puerh.fr)






Après le très bon accueil de la part de quelques amateurs que je connais, je me fais une joie de (re)goûter à ce Du Shu #0. Pour mémoire, très bon article ici. C'est un puerh sheng de 2011 issu d'un théier sauvage unique.














Les feuilles sèches ont un bouquet original pas facile à cerner. Je dirais un pôle boisé assez discret, du fruit (rouge, prune, et agrumes). Il y a un côté vieux oolong, mais je ne sais ce qui me fait faire cette association. Enfin, un pôle "herbes médicinales", expression un peu fourre-tout je l'avoue... Le tout est très agréable.


















Rappelons que le maocha, du fait de son contact plus grand avec l'air va évoluer bien plus rapidement qu'un thé compressé. Il y aura oxydation, d'où apparition du pôle boisé, malgré sa seule année d'existence.











Dans le zhong chaud, ce sont les fruits rouges et le côté boisé qui ressortent. Le rinçage permet de renouer avec la jeunesse de ces feuilles et leur côté floral. J'utilise 7 grammes.













Ce thé a des allures de oolong dans son évolution en bouche. D'abord discret, assez lisse, arrive après un moment une légère astringence qui fait saliver et par la même apparaître de nouvelles choses. J'adore rencontrer ce genre de thé.








Comme l'a aussi noté Sébastien, ce puerh n'est pas inoffensif et son énergie est palpable. J'en ai la tête qui tourne un peu. Encore un thé à ne pas amener au boulot...








Au final, cette séance en compagnie de ce puerh fut fortement agréable. C'est surtout cette puissance et cette évolution en bouche que je retiendrai dans ce thé, plus que le reste. À 0,50€ le gramme, ce n'est pas exactement un thé bon marché, mais le travail nécessaire à la confection d'un maocha arbre par arbre doit être énorme et implique un coût supplémentaire.

Je ne peux m'empêcher de me demander si ce genre de puerh provenant d'arbres uniques va émerger et envahir le marché à l'avenir comme production de luxe. Qui vivre verra !

À bientôt.



4 commentaires:

  1. Puerh issu d'un théier sauvage unique... J'ai l'impression que dés que je découvre un thé, ils en inventent 10... C'est sans fin cette histoire...

    Quel a été la différence la plus marquante pour toi entre ce thé et un puerh plus classique ?

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    1. En voilà une bonne question. Il faudrait définir ce qu'est un puerh classique, car j'ai plutôt l'impression que tout ce que je bois est un peu au-dessus/différent d'un certain classicisme si on regarde le marché.

      Par rapport à ce que je bois, je dirais que c'est son avancement qui est original. On a un produit jeune qui a déjà des notes boisées subtiles, c'est une belle alliance. Néanmoins, j'ai des fois l'impression que le maocha doit se doser plus généreusement qu'un puerh compressé (ou gardé en sachet) comme s'il était un poil "éventé".

      Mais ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas facile de trouver des thés avec une telle puissance. Il monte vraiment à la tête. Après, gage de qualité ou pas, à chacun de voir. Moi ça ne me déplaît pas.

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  2. Merci pour la review, c'est toujours agréable de voir quelques feuilles qu'on a eux entre les mains ainsi magnifié par de si belles photos!

    Pour information juste, ce thé provient bien d'un vieil et très gros arbre, mais il s'agit d'un arbre de plantation et non d'un théier sauvage, ce qui se retrouve bien dans le caractère du thé. D'autres Du Shu de Kucong Shan Zhai sont pour leur part transitif et donc plus proches du théier sauvage.

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    1. Merci pour les précisions et d'avoir dégoté de telles feuilles !

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